Plus triste qu'au coeur du lac le plus profond
Comme gardée par un dragon aux cris enflammés
Je guette sans conviction
Mon prince entre larmes et naïveté.
Un jour c'est toi que j'ai vu,
Chevalier josé, du comté du bonheur,
Ton si magique bras de statue,
Donna à mes jours si vides une douce saveur.
Viens, mon amour, près de moi,
Avec tes cheveux noir de guerrier téméraire,
Et tes yeux marrons courageux partant au combat,
Chériront cette violette comme son trésor un corsaire.
Viendras-tu jamais à mon secours?
Ou sauras-tu me trouver parmi 22 000 regards,
Et rendre tendre le ciel de mes jours,
Transperçant de ta lance ce trop bleu brouillard?